CROISSANCE DE ROSEMÈRE

Au début de la Deuxième guerre mondiale, Rosemère est déjà une communauté active. Ainsi, dès cette époque, on y retrouve une section de la Croix-Rouge. On assiste également à la naissance d'une association de citoyens dans le but d'obtenir de meilleurs services de la paroisse de Sainte-Thérèse. Il faut dire qu'à cette époque, Rosemère n'a qu'une existence virtuelle puisqu'elle fait partie intégrante de Sainte-Thérèse.

Les services de déblaiement de la neige et de vaporisation des marais laissent de plus en plus à désirer. Pour remédier à cette situation, l'Association des citoyens de Rosemère réclame la création d'une paroisse autonome. Carolyn Owens – qui deviendra plus tard membre du Conseil municipal – est déjà active au sein de l'Association.

Le 1er janvier 1947, les citoyens de Rosemère obtiennent gain de cause et la paroisse de Rosemère se détache de la paroisse de Sainte-Thèrese (fondée en 1845). Le premier Conseil municipal est composé du maire Raymond Perrault et de six conseillers : Alphonse Couture, Hector Labelle, Hubert Maisonneuve, Ernest Gilmour, André Robitaille et Jack MacDonald.

En 1947, un incendie détruit complètement une maison, réduisant ses propriétaires à la pauvreté. Toujours active au sein de la collectivité, Madame Berthe-Yvonne (Beppy) Clément organise une collecte pour venir en aide aux sinistrés. Le grand succès que connaît cette démarche humanitaire entraîne l'incorporation de la Rosemère Welfare Service.

Monsieur Hector Labelle, homme animé par de profonds sentiments religieux, s'engage également dans divers projets communautaires. Grâce à ses efforts, un prêtre de Sainte-Thérèse vient célébrer la messe pour la communauté catholique de Rosemère durant les mois d'été. La paroisse Sainte-Françoise-Cabrini est fondée le 4 septembre 1947.

Les années passent et l'on assiste à l'émergence de divers groupes et associations, notamment les Scouts, les Brownies, les Guides, l'Atelier de théâtre, la Société d'horticulture, et tant d'autres.

La croissance de Rosemère déborde alors du cadre d'une simple paroisse. À la fin des années 50, le maire H.J. Hemens désire s’adresser au gouvernement provincial pour que Rosemère obtienne le statut de ville, sans toutefois perdre les avantages accordés aux paroisses. Une réunion du Conseil est convoquée, à laquelle assistent un très grand nombre de citoyennes et de citoyens. Le Conseil est alors autorisé à faire la démarche auprès du gouvernement. L'assemblée parlementaire accepte et, le 6 février 1958, Rosemère reçoit le statut de ville. À cette époque, la population atteint les 5500 habitants.